Bridgestone dans le Championnat du Monde d'Endurance
Du Japon au Mans
Alors que les meilleures équipes font leur choix de pneus pour 2025, Bridgestone s’impose comme le fabricant numéro un du Championnat du Monde d’Endurance. Cette année, le BMW Motorrad World Endurance Team a opté pour des pneus Bridgestone dans sa quête du titre mondial. Les pneus jouent un rôle clé dans cette bataille. Leur durée de vie ne dépassera pas une heure de roulage intensif, mais ils nécessitent énormément de soin avant, pendant et après la course. Gripping Stories s’est rendu aux 24 Heures du Mans.
Un festival de chutes
La course commence sous la pluie et les premières heures sont un véritable festival de chutes. Cette manche EWC se terminera avec plus de 200 chutes ! Et bien sûr, pour les pilotes, c’est toujours la faute des pneus. Les pneus ont le rôle le plus ingrat, car chaque chute est automatiquement de leur faute. Mais Bridgestone s’en sort bien. Après une heure, les cinq premières places sont occupées par des équipes chaussées en Bridgestone. Difficile de faire mieux.

Erreur
Les pilotes Yoshimura Suzuki prennent la tête, mais commettent une erreur et l’équipe BMW passe devant. Sylvain Guintoli décide d’enchaîner deux relais car la piste sèche progressivement et il connaît parfaitement les conditions. Mais lors de son deuxième relais, il commet lui aussi une erreur. L’équipe perd cinq tours et chute à la 26e position.

Les premiers slicks
Trois heures après le départ, le temps s’améliore et une trajectoire sèche commence à se dessiner. Au sein de l’équipe BMW, on décide avec l’ingénieur que le prochain arrêt se fera avec des slicks. Une première dans cette course. La tension monte. Au sens propre : on vérifie une dernière fois la pression des pneus.

Restez attentif
Markus Reiterberger rentre après un relais impeccable où il a remonté de nombreuses positions. En à peine cinq secondes, le pneu pluie est retiré de la BMW et le slick est monté. Reiterberger informe son coéquipier sud-africain Steven Odendaal des points d’attention. Quelques secondes plus tard, le réservoir est plein et Steve enfourche la moto.

Large plage
Il fait frais et humide. Mais grâce à la gomme « super soft », les slicks Bridgestone tiennent bon. Autre constat des équipes cette année : les Bridgestone fonctionnent bien dans une très large plage de conditions. La concurrence est plus sensible aux variations de température ou d’humidité, et doit donc adapter ses pneus plus souvent. Les Bridgestone tiennent mieux dans un spectre plus large. Et ça se retrouve évidemment aussi sur les pneus que vous utilisez au quotidien. La polyvalence, c’est un atout inestimable, sur route comme en endurance. Dans ces courses de plus en plus serrées, chaque pitstop coûte un demi-tour, voire un tour entier, qu’on ne rattrape plus. Et sur la voie publique, chaque changement soudain d’adhérence ou de conditions est naturellement plus sûr lorsqu'il est absorbé par un pneu à large spectre.

Angle d’inclinaison
Une belle trajectoire sèche s’est dessinée sur la piste. À Steve d’en profiter. Il doit garder sa vitesse, car si la température chute trop, même les slicks Bridgestone ne pourront plus faire grand-chose. Mais Steve s’en sort bien. Il n’a pas encore besoin d’aller chercher l’angle maximal, mais il accélère, freine et vire assez fort pour maintenir la température des pneus avant et arrière.

Carte de visite
L’équipe BMW tourne quatre à cinq secondes plus vite par tour que toutes les autres. Les Bridgestone montrent vraiment ce qu’elles ont dans le ventre ! Et les ingénieurs ont visé juste. Doubler les pilotes plus lents est difficile avec une ligne sèche aussi étroite, mais Steve gère ça comme un chef. Il enchaîne les tours en 1.43'1 alors que les autres peinent à passer sous 50'XNUMX. Il s'envole presque !

Infos
On ne peut pas partager ici les données exactes concernant les températures, pressions ou angles d’inclinaison : ces infos sont confidentielles entre Bridgestone et l’équipe. Même les autres équipes Bridgestone n’y ont pas accès. Mais le fait que BMW rentre au stand après 32 tours – et uniquement par manque d’essence – en quatrième position, derrière YART-Yamaha, Kawasaki Webike Trickstar et F.C.C. TSR Honda France (tous aussi en Bridgestone), en dit peut-être plus long que n’importe quelle statistique.

Et ensuite ?
Quand les pneus sont changés en un éclair au stand, l’équipe emmène directement les slicks usés pour un check express. Température, pression, inspection visuelle de la gomme. Rien à signaler. C’est Steve qui reçoit les applaudissements de l’équipe, mais le pneu a joué un rôle clé dans ce succès.

Dans l’ADN
BMW Motorrad World Endurance termine finalement quatrième après une course mouvementée, marquée par trois chutes. YART-Yamaha remporte l’épreuve, avec un autre team Bridgestone, Webike Trickstar Kawasaki, sur la deuxième marche du podium.

À suivre :
Dans la deuxième partie, nous plongerons au cœur du rôle du pneu en endurance — de sa fabrication à sa préparation, en passant par sa performance sur piste et son analyse après course.



