Dans l’objectif : Arnau, photographe Bridgestone, capte l’esprit de la moto
Derrière chaque image marquante d’un événement moto Bridgestone, il y a la précision discrète et l’œil créatif de photographes comme Arnau. En tant que l’un des principaux artisans du récit en images pour Ant Productions et Bridgestone, Arnau ne se contente pas de photographier : il saisit l’émotion, l’énergie et l’ambiance de chaque événement. Nous sommes allés à sa rencontre pour en savoir plus sur sa méthode, les défis qu’il relève et ce qui continue de nourrir son inspiration dans l’univers de la moto.
Peux-tu brièvement décrire ton rôle et tes responsabilités sur ces événements ?
« Mon rôle est assez simple : je suis photographe », explique Arnau. « Sur ce type d’événements, je m’occupe surtout, avec mon collègue Johnny, des images destinées à la presse. Nous photographions, retouchons et préparons les dossiers de presse avant l’arrivée des journalistes. Une fois les journées presse lancées, nous réalisons aussi du contenu en coulisses et nous fournissons chaque jour des images individuelles aux journalistes. »
Le rythme est soutenu du début à la fin : un flux de travail permanent, afin que les invités de Bridgestone disposent de visuels de qualité en temps réel.

Comment es-tu arrivé dans ce métier et dans l’univers de la moto ?
« Cela fait maintenant environ sept ans que je travaille avec Ant Productions », raconte Arnau. « Ma toute première mission avec eux, c’était d’ailleurs pour Bridgestone, au Maroc. Depuis, je fais généralement un ou deux événements par an pour eux. »
Même si ses débuts étaient surtout tournés vers la photo automobile, sa carrière a progressivement pris une autre direction. « J’ai commencé avec le rallye, puis je suis peu à peu venu à la moto en développant davantage de contacts dans le milieu. Aujourd’hui encore, environ 80 % de mon travail est lié aux motos et aux voitures. »
Comment te prépares-tu à un grand événement comme celui-ci ?
Arnau prépare chaque événement de manière très méthodique. « J’ai deux sacs à dos dédiés : l’un pour les prises de vue en montagne, où la poussière est omniprésente, et l’autre pour les missions plus classiques. Je suis très organisé. Je sais exactement où se trouvent chaque objectif, chaque batterie et chaque chargeur. Comme ça, je suis prêt à photographier dans n’importe quelles conditions, de jour comme de nuit. »

Bridgestone te fournit-il un briefing détaillé ?
« L’une des choses que j’apprécie chez Bridgestone, c’est que le briefing n’est pas trop cadré », dit-il. « Avec Ant Productions, on sait ce qu’ils attendent. En général, c’est un mélange de détails sur les pneus, de photos d’action, de paysages et de vues d’ambiance. À nous de capter l’expérience dans son ensemble, pas seulement le produit. »
Quel est le plus grand défi auquel tu fais face pendant ces événements ?
« La météo peut parfois compliquer les choses », admet-il. « Mais le plus souvent, le défi consiste surtout à tout équilibrer : s’assurer qu’on capture toutes les images voulues, tout en gardant du temps pour la vidéo, la logistique et les autres éléments. On veut tout faire parfaitement, mais le temps est compté. L’essentiel, c’est que tout le monde soit satisfait du résultat final. »
Y a-t-il des moments précis que tu essaies toujours de capter ?
« Oui, clairement : les détails des nouveaux pneus, mais aussi l’atmosphère du lieu », explique Arnau. « Ici, en Croatie, par exemple, j’utilise des objectifs grand-angle pour intégrer la mer et les montagnes dans le cadre. Il est important de montrer non seulement la moto, mais aussi l’expérience et le décor. »

Quel matériel utilises-tu le plus pendant ces événements ?
« J’emporte généralement deux boîtiers principaux : l’un optimisé pour l’action, l’autre davantage destiné aux images d’ambiance ou d’environnement », explique-t-il. « J’ai aussi plusieurs objectifs : deux téléobjectifs et un grand-angle. Cela me donne de la souplesse, que je doive saisir une action dynamique ou mettre en valeur un décor spectaculaire. »
Comment collabores-tu avec le reste de l’équipe photo et vidéo ?
« Il y a énormément de communication », note Arnau. « Jonathan et moi, on se répartit les tâches : lui s’occupe généralement des prises de vue en mouvement, et moi, je me concentre davantage sur les images statiques et l’environnement. On se coordonne aussi avec l’équipe vidéo, surtout quand on travaille dans des espaces serrés avec les journalistes. Il faut planifier où chacun se place pour éviter de se retrouver dans les images des autres. »
Qu’est-ce que tu préfères dans ton travail ?
« Il y a deux moments qui me rendent vraiment heureux », dit-il. « Le premier, c’est quand j’ai une image en tête et que j’arrive à la capturer exactement comme je l’avais imaginée. Le second, c’est quand quelque chose d’imprévu se produit – une lumière parfaite, un moment inattendu – et que je saisis une image forte que je n’avais pas vue venir. »

Qu’est-ce qui rend le travail avec Bridgestone si particulier ?
« Pour moi, leurs événements ne tournent pas seulement autour du pneu : ils parlent aussi de roulage, de voyage et du plaisir d’être à moto dans de beaux endroits. C’est cela que j’aime capter », explique Arnau. « Et puis, ma toute première mission avec Ant Productions, c’était un événement Bridgestone au Maroc. Cela a duré 18 jours et c’était très intense, mais aussi inoubliable. Cet événement garde une place à part dans mon cœur. »
Il ajoute qu’un autre de ses souvenirs préférés reste une séance photo en Croatie consacrée aux motos anciennes. « Même sans journalistes, c’était une séance photo incroyable. »
Le travail d’Arnau donne vie à l’univers moto de Bridgestone. Pas uniquement grâce à sa maîtrise technique, mais aussi par sa manière de raconter des histoires en images. À chaque cliché, il transmet l’émotion du roulage, la beauté des paysages et ces instants humains qui rendent chaque événement unique.



