Dimanche, mai 17, 2026
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Vers les 4 caps d’Europe avec la Versys 1100 – Partie 3 : Cap Sud

Vers les 4 caps d’Europe avec la Versys 1100 – Partie 3 : Cap Sud

Notre rédaction n’a pas froid aux yeux. En 2023, nous avons traversé 15 pays en une seule journée ; l’an passé, nous avons envoyé la Versys 1000, chaussée d’A41 routiers, de Bruxelles à Dakar ; et cette année, cap sur les quatre extrémités de l’Europe continentale avec un seul train de pneus et, oui, une seule moto. Plus de 13,000 XNUMX km au programme. Dans les épisodes précédents, on a rejoint le cap est en Finlande puis grelotté encore plus au nord. Assez de glacial : la partie XNUMX nous emmène au cap le plus au sud d’Europe, à deux doigts de l’Afrique !

Jour XNUMX : Biarritz ou basta!

Techniquement, Tarifa n’est pas un cap, mais c’est bien le point le plus au sud de l’Europe. Troisième halte de cette odyssée extrême, donc. Au passage, puisque l’étymologie de « tarif » vient de là, c’est assez d’actualité pour qui suit la folie américaine du moment. Au compteur, la Kawasaki Versys et les Bridgestone T33 affichent presque 10.000 2.500 km. Et ça se voit, surtout sur les Bridgestone qui ont encaissé la torture des routes du Nord et de l’Ouest de façon bluffante, mais pas sans cicatrices. On devine ce que les pneus ont souffert sur des routes sablées et salées : autant rouler sur du papier de verre. Et pourtant, il reste encore environ XNUMX XNUMX km jusqu’à Tarifa. Sans oublier la dernière portion vers la ligne d’arrivée à Cabo da Roca.

Le cavalier se penche dans un virage ensoleillé sur une route verte et rocheuse, Bridgestone Pneus T33 endurant plus de 10,000 XNUMX km de terrains variés.

Autoroute, péage, faire le plein… et on recommence

Biarritz d’une traite. Voilà l’objectif de cette première étape. Sauf qu’elle commence par de l’autoroute. Autoroute, péage, faire le plein… et rebelote. Des kilomètres à ne plus en finir. D’un ennui mortel, et sans doute assassin pour des pneus déjà martyrisés. On respecte scrupuleusement la vitesse autorisée, mais on inspecte le caoutchouc à chaque arrêt. La limite n’est pas encore atteinte, mais elle n’est plus loin. On en vient à douter de la faisabilité de cette expédition qui fera dépasser les 13.000 33 km au compteur. Pourtant, à chaque plein, on constate que les pneus digèrent mieux l’autoroute française que les rubans routiers du Nord. L’usure est minimale. Dans les rares manœuvres — bretelle de station-service, rond-point —, l’agilité des TXNUMX surprend agréablement au vu du kilométrage actuel. Aucun « point dur » perceptible dans le comportement, et le grip reste constant quel que soit l’angle. De quoi nous redonner du cœur à l’ouvrage : cap sur Biarritz et les collines pyrénéennes qui nous attendent.

584 km

Peu de choses sapent autant la motivation que de voir s’afficher « prochaine sortie dans 584 km » sur le TomTom — soit grosso modo Paris-Bordeaux. Là, la Kawasaki Versys brille par l’absence de vibrations, le confort de selle et la position de conduite. De notre côté, on cherche un truc pour occuper le mental, puisqu’on refuse obstinément d’écouter de la musique dans le casque. L’oreillette intégrée qui titille la base du crâne derrière l’oreille gauche ne fait que renforcer notre aversion. Et puis on découvre l’indicateur d’angle au tableau de bord. Kilomètre après kilomètre, on joue les acrobates en selle pour provoquer de l’angle sur cette ligne droite sans fin. À force d’exploiter toute la largeur de bande de roulement des T33, on en a presque le mal de mer. Adieu l’ennui ! Les rares voitures qui nous dépassent nous prennent pour des fous, mais au moins ça nous occupe jusqu’à ce que les jambes disent stop.

Le pilote de la Kawasaki Versys se penche dans un long virage ensoleillé, profitant de la stabilité des pneus T33 et des performances de la bande de roulement complète.

Fish & Chips

Et puis tout change. Au nord de Bordeaux, de gros nuages s’amoncellent et on boucle les 200 derniers kilomètres presque entièrement sur du bitume détrempé… sans prendre une seule goutte. Quand ça menace vraiment, on s’arrête pour manger : les pires fish & chips de notre vie. Et les pneus ? Sur l’asphalte mouillé, ils ne s’usent quasiment pas. Le petit rayon de soleil…

Route sinueuse

Après une nuit à Anglet près de Biarritz, objectif : dépasser Madrid par un itinéraire avec le moins de lignes droites possible pour l’étape 2. Le TomTom trace une route tout en virages, et on a bien l’intention d’en profiter. Le matin, la chaussée est encore humide, mais les T33 excellent. La Versys 1100 aussi. On reste en mode « Sport », histoire d’ouvrir en douceur au milieu des courbes. La Kawasaki s’exécute volontiers, son quickshifter nous permettant de monter les rapports tôt en sortie de virage — un vrai régal.

ETA

Par moments, le TomTom nous envoie sur des rubans splendides à travers des forêts quasi vierges. Mon Dieu, que le Pays basque est beau. Sans forcer, j’efface les chicken strips des deux côtés et l’indicateur affiche 41° à bâbord comme à tribord. Les T33 ont beau être des pneus sport-GT, ils ne brident en rien le fun sur la Versys. N’importe quelle vitesse, n’importe quel régime, ça tracte sans broncher. Les fesses meurtries par les 11 heures d’hier se font oublier, les jambes sont fraîches, et je profite à fond de ce que la région offre — ici, le parc national de la Sierra de Cebollera.

Kawasaki Versys 1100 penchée dans un virage doux dans la Sierra de Cebollera, les pneus T33 offrant une adhérence, une réponse douce de l'accélérateur et un plaisir de tourisme sportif sans effort.

Madrid

ETA ou pas, on n’avance pas vite en zigzaguant pareil. Perdu quelque part dans le triangle Burgos-Valladolid-Saragosse, j’évalue jusqu’où je veux pousser aujourd’hui. Tolède paraît réaliste, donc je repasse le TomTom en « itinéraire le plus rapide ». Traduction : autoroute, et fin de la récré. En direction de Madrid, je vois la température au tableau grimper d’un degré tous les 20 km, pour culminer à 29 °C juste avant la ville.

Passée la capitale espagnole, bonne surprise : Tolède-Málaga, ce n’est qu’environ 400 km. Il faut être à l’aéroport à 4h pour récupérer le photographe. Le TomTom annonce 16h15, mais sans forcer on descend à 15h15. Jusqu’à Ciudad Real, c’est plat et droit, puis on entre dans le parc naturel de la Sierra de Andújar et on se régale à nouveau d’une enfilade de routes sinueuses magnifiques. Dans le parc naturel des Sierras Subbéticas, le mode « offroad » se déclenche inopinément dans le planificateur. Le tronçon fait 4 km de plus que prévu, et je roule sur des œufs, en priant pour éviter la crevaison. Au moins, ça change.

Antequera-Torreguadiaro

Vers Antequera, le paysage change. Toute végétation a cédé la place aux oliveraies, et je me demande ce que ça donne en termes de biodiversité. La température reste supportable jusqu’à mi-parcours dans le parc naturel des Montes de Málaga. À nouveau, l’aiguille flirte avec les 30 °C, mais une dernière vérif du pneu arrière me rassure : Tarifa ne posera pas de souci, et le cap ouest au Portugal — point final du voyage — semble toujours à portée. Les témoins d’usure ne sont toujours pas atteints. Le photographe Manu atterrit pile à l’heure et, dans sa Dacia de location à notre suite, on file vers Tarifa, via une nouvelle boucle de 220 km tout en virages, tracée sur le TomTom pour dénicher des petits coins photogéniques. Une seule route de montagne suffit à les trouver, ensuite on travaille au choix.

Un pilote parcourt les oliveraies ensoleillées du sud de l'Espagne, les pneus T33 montrant une usure minimale et une maniabilité sûre sur la route sinueuse de Tarifa.

Le plus grand terrain de jeu d’Europe

Entre Málaga et Tarifa, via Ronda, on tient sans doute le plus grand terrain de jeu d’Europe. Sur les 90 derniers kilomètres, à peine une ligne droite digne de ce nom. Je laisse filer de courbe en courbe, sans me précipiter sur la suivante. Manu, lui, peine à suivre : son sandwich d’avion pèse encore sur l’estomac pendant que cette montagne russe bitumée le malmène. Finalement, on garde Tarifa pour le lendemain matin et on pose les valises à Torreguadiaro, appâtés par un bar motard et un hôtel juste en face.

Playa Chica

Au petit-déjeuner, un banc de dauphins nous donne presque l’ordre d’embarquer vers Tarifa. Impossible d’atteindre l’extrême pointe — zone militaire —, ce sera donc Playa Chica. Ici, avec la Méditerranée à gauche et l’Atlantique à droite, je confie la Versys et les T33 à Manu. Il lui reste quelque 700 km, mais un dernier contrôle pneus dit que ça ira : témoins d’usure toujours intacts. Incroyable vu l’état des gommes il y a trois jours. Sans les supplices abrasifs des caps précédents, les T33 auraient sans doute pu remonter jusqu’en Belgique. Manu, chevauchant sa monture, perd aussitôt une paire de gants mais il a la pêche. La Kawasaki Versys 1100 a tout donné pour trois jours de roulage hautement satisfaisants : une bécane en béton. Après deux ronds-points, on comprend pourquoi Manu avait le mal de mer dans la Dacia Sandero, et on ne peut que lui souhaiter de faire, lui aussi, le reste du trajet — et tout le retour — sur la Versys 1100 et les T33. Ils nous ont donné envie de remettre ça.

La Kawasaki Versys 1100 atteint le point le plus au sud de l'Europe à Tarifa, les pneus T33 montrant encore une usure minimale après la conduite intense, prête pour la prochaine étape du voyage.

 

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